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Des pistes pour acquérir un éco-mindset ?


Si le penser vert devient inéluctable, le « fert » reste encore une gageure pour beaucoup.



La démarche exige une transformation de fond ! Le magazine Business Week nous propose trois pistes, j’en rajouterai deux autres à la fin.


  1. Internaliser et diffuser la pensée éco-innovante dans l’organisation: Nike a édité en interne un guide des bonnes éco-pratiques à l’attention de ses dirigeants. Le document sert ainsi d’éco-mémo avant toute prise de décision stratégique. En résumé, évitez de créer une Direction Développement Durable ou éco-conception  qui pourrait se transformer en tour d’ivoire avec tous les risques d’isolement que cela entraîne.(NDLR: même forte recommandation pour les entreprises qui veulent créer une Direction innovation).Préférez plutôt intégrer de nouveaux « indicateurs » dans les différentes descriptions de postes pour que chacun soit engagé dans l’entreprise. D’après l’article, c’est cette démarche qui a permis à Clorox de se positionner en deux ans comme leader des produits d’entretien naturels (je vous recommande vivement de lire en complément l’approche innovation produit de Clorox ici).
  2. Accélérer l’apprentissage en faisant appel aux bonnes idées de tous : Les giga Brainstormings en ligne d’IBM (les  » IBM Jam« ) étaient jusqu’à présent réservés à des thématiques d’innovation « classiques ». Désormais toutes les parties prenantes (plus de 100 000 personnes) d’IBM échangent pendant 48H sur tout ce qui concerne l’éco-efficacité.
  3. Accepter l’erreur : L’éco-innovation est une nouvelle façon de penser le monde et son marché. Qui dit nouveau, dit aussi risque à prendre avec apprentissage corrélé.Ne vous arrêtez pas au premier projet un peu bancal, rebondissez pour faire mieux avec les prochains projets.

  4. Commencer par un projet : L’éco-innovation est très proche de la démarche d’innovation ouverte (Open Innovation) dans le sens où tout est apprendre (nouvel état d’esprit, nouvelles façons de voir les choses, nouvelles méthodes, nouveaux référentiels…). La preuve par l’exemple reste le bon moyen d’initier la démarche.
  5. Les questionnements simples font les grandes réussites : Quelles sont les attentes de mon écosystème ? Quels objectifs à atteindre ? Quels projets lancer ? Quelles compétences et équipe mobiliser ?

Pour aller plus loin, je vous recommande la dernière étude Accenture portant sur les 50 leaders « durables ». Celle-ci a pour intérêt de poser les dilemmes que rencontrent aujourd’hui toutes les entreprises désireuses de se lancer dans une éco-démarche.
Les réponses ne sont pas aussi tranchées que celles généralement proposées par ce type de cabinet :


  • Puis-je me permettre d’investir dans l’éco-innovation alors que les attentes de mes clients et partenaires semblent mitigées sur le sujet ?
  • Comment développer les bonnes compétences en interne pour intégrer l’éco-innovation dans nos pratiques, alors que je demande déjà beaucoup à mes collaborateurs ?
  • Comment faire évoluer notre façon d’évaluer la valeur de notre entreprise en tenant compte de nos pratiques « durables » alors que les indicateurs ne sont pas plus précis.
  • Comment faire des investissements responsables à long terme quand les réglementations ne sont pas toujours claires ou peuvent évoluer ?
  • Pourquoi j’investirais dans des initiatives durables tandis que les investisseurs ne semblent pas forcément privilégier ces démarches ?


Source image: fotosearch

Source blog : Les Idées qui Parlent

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